Le Centre met fin à une injustice fiscale en comparaison nationale

Communiqué de presse
Le Centre met fin à une injustice fiscale en comparaison nationale
La poussée inflationniste que connaît l’Europe depuis quelques temps n’a pas épargné la
Suisse, et encore moins Genève, où le coût de la vie est l’un des plus élevés du pays. Après
une certaine stabilité, notre canton connaît à son tour une inflation très élevée, notamment
due à la hausse des prix des matières premières et aux difficultés d’approvisionnement. Et la
population paie cher cette situation, y compris dans ses impôts !
Car en effet, l’inflation possède également un effet pernicieux sur le plan fiscal. Pour rappel,
en raison de la structure progressive de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, la
compensation du renchérissement a pour effet que, pour un même revenu réel, une personne
paie, proportionnellement, davantage d’impôts. C’est la fameuse « progression à froid »,
comme on l’appelle, et celle-ci est plus ou moins bien compensée.
Or, si l’adaptation au renchérissement des barèmes d’impôts sur le revenu et sur la fortune
est faite annuellement en fonction de l’indice genevois des prix à la consommation, les
déductions légales, en revanche, ne sont adaptées que tous les quatre ans, ce qui est unique
en Suisse !
Face à la réduction du pouvoir d’achat qu’entraîne l’inflation actuelle, Le Centre a obtenu pour
les Genevoises et les Genevois une victoire fiscale avec l’adoption à l’unanimité moins 11
abstentions aujourd’hui par le Grand Conseil d’un projet de loi déposé par le député Le Centre
Sébastien Desfayes visant une imposition des personnes physiques qui tienne réellement compte de l’inflation.
Le Centre a obtenu grâce à ce projet de loi une fiscalité plus juste pourles personnes physiques
de ce canton en mettant fin à une anomalie politique comme seule Genève sait les multiplier
en comparaison nationale. Désormais, comme tous les autres cantons, Genève prévoira
l’adaptation annuelle des déductions fiscales prévues dans la LIPP. Sans aucun doute que cette
mesure favorable au portefeuille des Genevoises et des Genevois constituera une aide aussi
nécessaire que bienvenue !

Contacts :
Jacques Blondin, président
Sébastien Desfayes, chef de groupe

« Zéro émission » d’ici 2050 : le groupe du Centre soutient le contre-projet indirect à l’initiative pour les glaciers

Le Centre soutient avec conviction l’Accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement climatique à moins de deux degrés par rapport au niveau préindustriel. Le groupe parlementaire du Centre soutient également le contre-projet indirect à l’initiative pour les glaciers. Celui-ci contient des objectifs de réduction intermédiaires concrets pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre à « zéro net » d’ici 2050 et reprend ainsi les préoccupations importantes de l’initiative. Les propriétaires privés et le secteur économique doivent être soutenus financièrement par des programmes d’encouragement. Le projet va maintenant être débattu au Conseil des Etats

Renforcer le pouvoir d’achat

17 juin 2022 – En Suisse aussi, l’inflation s’accélère. Sans contre-mesures, les salaires réels baissent, ce qui entraîne une diminution du pouvoir d’achat. Cela touche surtout la classe moyenne, les retraités et les familles. Le groupe du Centre. Le Centre.PEV, ainsi que le Groupe socialiste ont déposé deux interventions à ce sujet, pour qu’une session extraordinaire, consacrée aux effets économiques de la guerre en Ukraine, soit organisée pendant la session d’automne 2022

La guerre de la Russie contre l’Ukraine continue d’alimenter l’inflation. Le moteur économique est grippé. La pression sur les chaînes d’approvisionnement des biens de consommation courante, ainsi que la hausse des prix des combustibles et des carburants réduisent toujours plus le pouvoir d’achat de la population. Le risque de tensions sociales s’en trouve encore accru. « Nous devons prendre rapidement des contre-mesures, afin de soutenir le pouvoir d’achat de la population et d’atténuer les effets de l’inflation », déclare le Vice-président du Centre Charles Juillard.

Nous devons prendre rapidement des contre-mesures, afin de soutenir le pouvoir d’achat de la population et d’atténuer les effets de l’inflation.Charles JuillardVice-président Le Centre Suisse, Conseiller aux États (JU)

Adaptation urgente des rentes à la hausse des prix

L’inflation menace le pouvoir d’achat de l’ensemble de la société. Les retraités, qui doivent déjà souvent supporter des charges élevées par rapport à leurs rentes, sont parmi les plus touchés et risquent de perdre leur pouvoir d’achat en raison de la hausse des prix. Le Centre demande une adaptation urgente des rentes aux renchérissement des prix. « Nous assistons à une hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires. C’est pourquoi nous devons renforcer le pouvoir d’achat par des mesures immédiates. L’adaptation des rentes est une mesure que le Conseil fédéral peut mettre en œuvre immédiatement », souligne le Président du groupe du Centre Philipp Matthias Bregy.

Nous assistons à une hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires. C’est pourquoi nous devons renforcer le pouvoir d’achat par des mesures immédiates. L’adaptation des rentes est une mesure que le Conseil fédéral peut mettre en œuvre immédiatement.Philipp Matthias BregyMembre de la présidence du parti, Conseiller national (VS), Président du Groupe Le Centre au Conseil National

Réduction immédiate des primes pour la classe moyenne

Outre la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, il faut également s’attendre à une augmentation sensible des primes d’assurance maladie. L’augmentation des primes depuis des années est déjà un problème qui est encore aggravé par la situation actuelle. Même s’il faut continuer à maîtriser à long terme l’augmentation des coûts de la santé, des mesures pragmatiques et à effet rapide sont désormais nécessaires. Compte tenu de la situation, Le Centre est convaincu de la nécessité d’augmenter de 30% la contribution fédérale à la réduction individuelle des primes, pour une durée limitée à un an.  Actuellement, la classe moyenne ne profite pas des prestations de soutien de l’Etat. Or, l’extension des réductions de primes doit précisément la soulager. Il est urgent et nécessaire que nous prenions maintenant des mesures pour protéger le pouvoir d’achat de la population.

L’explosion des primes débattue grâce au Centre

1 juin 2022 – L’initiative du Centre « pour un frein aux coûts » a été débattue au Parlement en ce début de session d’été. Elle s’attaque à l’une des plus grandes préoccupations de la population suisse : l’augmentation constante des coûts de la santé et la menace d’une explosion des primes. L’initiative a été rejetée au Conseil national. Le Centre constate que cette dernière a néanmoins permis que le contre-projet trouve une majorité pour s’attaquer à l’explosion des coûts, même si le Parlement reste encore hésitant et que le PLR et l’UDC en particulier sont fermés à des solutions constructives.

Nous avons l’un des meilleurs systèmes de santé au monde. Des professionnels compétents font chaque jour de leur mieux pour aider dans des circonstances difficiles. Mais notre système de santé est au bord de l’effondrement financier. Depuis plus de 20 ans, les coûts de la santé et les primes explosent. Au cours des dix dernières années, le poids des primes sur les revenus n’a cessé d’augmenter, alors même que les salaires et le niveau des rentes n’ont pratiquement pas évolués. Cet automne, les primes repartent à la hausse, avec une augmentation qui pourrait atteindre 10%. Cela ne peut pas continuer !

Les solutions sont sur la table, notre initiative veut les appliquer

Le Président du parti Gerhard Pfister n’accepte pas le reproche selon lequel l’initiative sur le frein aux coûts n’inscrit pas de mesures concrètes dans la Constitution : « Les mesures sont parfaitement connues. Pourtant, depuis des années, elles ne trouvent pas de majorité au Parlement en raison des lobbys de la santé, qui disposent d’un excellent réseau. Notre initiative met une pression politique qui est absolument nécessaire pour pouvoir avancer dans ce domaine », souligne-t-il. Nous devons enfin maîtriser la hausse des coûts de la santé. C’est la seule façon d’éviter une médecine à plusieurs vitesses. « Selon les experts mandatés par la Confédération, nous avons dans le domaine de la santé un potentiel d’économie annuel allant jusqu’à 6 milliards de francs – sans perte de qualité ni rationnement, ni même budget global. C’est précisément pour cela que l’initiative pour un frein aux coûts est nécessaire », explique Marie-France Roth Pasquier, Conseillère nationale du Centre. Le gaspillage des ressources est l’une des principales causes responsables de ces inefficacités. Nous éliminons notamment chaque année 4’000 tonnes de médicaments qui ont été financés par les primes et l’argent des contribuables.

Selon les experts mandatés par la Confédération, nous avons dans le domaine de la santé un potentiel d’économie annuel allant jusqu’à 6 milliards de francs – sans perte de qualité ni rationnement, ni même budget global. C’est précisément pour cela que l’initiative pour un frein aux coûts est nécessaireMarie-France Roth PasquierMembre de la présidence du parti, Conseillère nationale (FR)

Seul le Centre est prêt à prendre ses responsabilités

« Le système est paralysé. Je suis membre de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique. Je constate que chaque partenaire parle un dialecte différent. Personne ne veut faire des économies :  ni médecins, ni hôpitaux, ni cantons, ni offices fédéraux, ni fabricants, ni pharmaciens, ni patients, personne! », déclare le Conseiller national Benjamin Roduit. Le PLR et l’UDC, en particulier, refusent de prendre leurs responsabilités et ne sont pas prêts à s’entendre sur des solutions concrètes et connues. Au lieu de cela, ils bloquent des solutions connues contre les inefficacités et les gaspillages. C’est la population qui en fait les frais en payant des primes toujours plus élevées.

Le système est paralysé. Je suis membre de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique. Je constate que chaque partenaire parle un dialecte différent. Personne ne veut faire des économies : ni médecins, ni hôpitaux, ni cantons, ni offices fédéraux, ni fabricants, ni pharmaciens, ni patients, personne! Benjamin RoduitConseiller national (VS)

Le Centre continue à se battre pour maîtriser enfin les coûts

Le fait qu’un contre-projet ait trouvé une majorité au Conseil national est un pas qui va dans la bonne direction.  Notre initiative reste pourtant la voie la plus efficace pour freiner la hausse des coûts de la santé. « Nous avons le choix aujourd’hui : céder aux lobbys, céder aux groupes économiques et financiers actifs dans le domaine de la santé, qui craignent manifestement pour leurs intérêts, ou, au contraire, agir enfin en faveur de la classe moyenne, en faveur des familles de notre pays », déclare le Conseiller national Sidney Kamerzin.

Nous avons le choix aujourd’hui : céder aux lobbys, céder aux groupes économiques et financiers actifs dans le domaine de la santé, qui craignent manifestement pour leurs intérêts, ou, au contraire, agir enfin en faveur de la classe moyenne, en faveur des familles de notre pays Sidney-Hervé KamerzinConseiller national (VS)